jeudi 23 mai 2013

Café Humble Lion


Étant une amatrice de bons cafés et une accro de la lecture, j’aime bien profiter d’un après-midi calme pour jumeler ces deux activités ensemble. Bien que je trouve mon salon ou mon balcon (selon la température) très confortable pour lire, j’aime bien me rendre dans un café et surtout… découvrir de nouveaux endroits à Montréal.

Je guide principalement mes découvertes par les commentaires de mon réseau social, que ce soit via Facebooke, Twitter ou Foursquare. C’est d’ailleurs suite à une recherche sur ce dernier réseau que j’ai planifié me rendre dimanche dernier au café Humble Lion.

Pour un agréable début d'après-midi
Situé au 904 rue Sherbrooke Est, juste en face de l’université McGill, j’ai été accueillie par cette délicieuse odeur de café fraîchement moulue, une douce musique, rythmée, mais pas trop et un personnel attentionné. Le mobilier et le décor m’ont beaucoup plus, style industriel épuré et qui, selon ce que j’en ai lu, aurait été fait sur mesure.

Côté café, mon latte goûtait le ciel et ohh ! moi qui ait toujours eu un faible pour les pâtisseries… leurs scones sont délicieux. Ce petit café est ajouté avec plaisir à ma liste de belles découvertes et je compte y retourner très prochainement pour goûter leurs produits froids qui viennent tout juste de faire leur entrée. Parfait pour l’été !

mercredi 22 mai 2013

Le Pixel Art


Dernièrement, quelqu’un affichait sur mon mur Facebook cette délicieuse photo de Yoshi sur son bolide de course. J’ai bien sûr eu une envie subite de manger ces délicieux Skittles, mais aussi de vous faire découvrir cette forme d’art qu’est le Pixel Art.








Personnages pour un
des vidéos de Guiz
L’origine de cet art se trouve dans la configuration des premiers jeux vidéo au milieu des années 1970 alors que les concepteurs créant des univers de jeu et des personnages à l’aide de pixels (gros carrés). Lors de l’arrivée du célèbre Mario Bros, les pixels s’étaient affinés quelque peu, mais restaient tout de même avec cet aspect carré que l’on connaît. Avec la console Nintendo, on retrouvera beaucoup de personnages et d’éléments ayant 16x16 pixels, ce format étant moins lourd lors de la conception des jeux.

Depuis, avec les avancées technologiques qui nous offrent une plus grande résolution d’écran, ces pixels sont devenus quasi invisibles. Il reste qu’une génération a été touchée par ces personnages pixélisés et c’est grâce à ces gens que l’on peut découvrir cette forme d’art.

On peut créer le pixel art de différentes façons, mais à la base, ce sont souvent des personnages de jeux vidéo qui y sont présentés. Je vous invite à aller visionner la chaîne Youtube de GuizDP, maniaque des jeux vidéo rétro, et qui a créé différentes formes de pixel art, que ce soit avec de la nourriture, avec des breuvages ou avec les Perler Beads.

Site web de l'artiste
Si l’envie vous prend lors d’une journée de pluie à vous adonner à cet art, vous pourrez trouver différents modèles de personnages en effectuant une recherche image Google avec les termes : pixel art, sprites, bead sprites. Si vous jumelez ces termes avec le nom d’un personnage de jeu vidéo que vous voulez reproduire, vous pourrez ainsi réduire les champs de recherche.

lundi 21 mai 2012

La Reine, Dollard et les Patriotes


Au calendrier canadien, chaque année depuis 1845, le lundi avant le 25 mai est un jour férié. À la base, cette journée était consacrée à la célébration de la naissance de la reine Victoria (1837-1901). Pourquoi cette Reine plus qu’un autre souverain ? C’est cette dernière qui se trouvait sur le trône lors de la Confédération canadienne en 1867.

Au début du 20e siècle, le 29 mai 1910 plus précisément, a lieu une journée de fête pour la commémoration du 250e anniversaire de la bataille du Long-Sault, a laquelle aurait pris part de façon héroïque, Dollard des Ormeaux. On débutera une campagne de souscription dans le but de créer une statue en l’honneur du «héros». Cette statue se trouve à Montréal, au parc Lafontaine. Cependant, les Canadiens anglais se dissocient assez rapidement des réjouissances, ne se retrouvant pas dans cette fête religieuse et patriotique. À partir de 1918, une tradition est établie pour effectuer un pèlerinage sur les lieux de la bataille. C’est en 1966 que s’arrêtera cette tradition, alors que, suite à de nombreuses manifestations indépendantistes en faveur de la lutte d’émancipation des Patriotes, la statue de Dollard des Ormeaux sera la cible d’un attentat à la bombe non revendiqué, la veille de la commémoration. Par la suite, la montée de la présence de la publicité dans les médias reprendra la fête de Dollard des Ormeaux pour en faire la fête de Dollar ($).

Gravure représentant Dollard
des Ormeaux lors de la bataille
du Long-Sault
Une certaine controverse existe pour cette histoire de Dollard des Ormeaux en tant que héros. Selon les autorités religieuses de l’époque, Dollard fait figure de héros martyr de la nation catholique canadienne française. Il aurait sauvé la colonie d’une attaque sournoise et mesquine d’un groupe d’Iroquois païens. Cependant, différentes versions de l’histoire circulent. Dollard des Ormeaux ne se trouvaient pas par hasard près du Long-Sault. Il y était en compagnie de son groupe dans le but d’intercepter un convoi de fourrures se dirigeant vers Montréal pour en faire le commerce. Par contre, les Iroquois, ayant aussi eu vent de la présence de ce convoi se seraient rendu en même temps au même endroit. Les Iroquois étant plus nombreux, ils ont eu le dessus sur la petite poignée de Français et des quelques Hurons présents. Certaines versions racontent que Dollard aurait eu un petit accident avec un baril de poudre qu’il aurait voulu lancer à la tête de ses ennemis mais qui serait revenu vers lui, l’entraînant dans la mort. Un pirate malchanceux plutôt qu’un héros ? Personne ne connaît vraiment la vérité.

Bataille de Saint-Denis
Alors qu’après l’attaque du monument commémoration du parc Lafontaine mentionné plus haut, la fête de la Reine reprenait toute la place en cette journée férié canadienne du mois de mai, la situation changera de nouveau en 2003. Suite à un décret le 20 novembre 2002, par le gouvernement québécois (le Parti Québécois étant au pouvoir), on commémorera le souvenirs des Patriotes et de leurs revendications de 1837-1838. La journée fériée sera renommée Journée nationale des Patriotes.  On déplace alors la journée de commémoration, non fériée, qui leur était alors consacrée depuis 1982 (le dimanche le plus près du 23 novembre) à ce jour férié dans le calendrier canadien. Le mois de novembre représentant l’apogée des révoltes patriotes de l’époque, avec les batailles de St-Denis et de St-Charles. 


Alors que l’on reproche au clergé de l’époque d’avoir créé de toutes pièces un héros pour accroître le sentiment patriotique et religieux des Canadiens français, la commémoration des Patriotes, si les événements de 1837-1838 sont mal ou peu expliqués, pourrait en venir à la même conclusion concernant le sentiment patriotique pour les générations futures. Reste à savoir quel personnage ou groupe de personnes fêtera-t-on alors lors de cette journée fériée du mois de mai. Seul l’avenir nous le dira… 






Sources :
GROULX, Patrice, Pièges de la mémoire : Dollard des Ormeaux, les Amérindiens et nous, Hull, Éditions Vents d’Ouest, 1998, 436 p.

jeudi 17 mai 2012

Ville-Marie, fille de Paul de Chomedey de Maisonneuve et de Jeanne Mance


Il y a aujourd’hui 370 ans avait lieu la fondation de ce qui est maintenant devenue la ville de Montréal. Alors que tous nos livres d’histoire en donnait jusqu’alors le crédit au sieur Paul de Chomedey de Maisonneuve, l’historien Jacques Lacoursière a pu effectuer quelques vérifications historiques dans le but d’officialiser la participation active de Jeanne Mance dans la fondation de la ville.

Montréal, de 1645 à 1652 (archives de Mtl)
Le 17 mai 1642, Jeanne Mance, Paul de Chomedey de Maisonneuve ainsi qu’une quarantaine de colons foulaient les berges du Saint-Laurent dans le but de fonder Ville-Marie. Le Sieur de Maisonneuve est arrivée en Nouvelle-France à l’automne 1641. Son navire ayant eu de la difficulté à effectuer la traversée, la fondation d’un poste de traite en amont du fleuve Saint-Laurent est reportée à l’année suivante. Cependant, on qualifie son idée de se rendre aussi loin pour créer un poste de traite comme étant une folie. On lui suggère même de s’installer sur l’île d’Orléans, qui serait ainsi plus facile à défendre contre les Iroquois. La réponse qu’il donnera est, après coup, un peu comme un présage de la vie à Ville-Marie dans les premiers temps de sa fondation : «Je me rendrai à Montréal même si tous les arbres de l’île se changeaient en Iroquois !»

Monument de Jeanne Mance, devant
l'Hôtel-Dieu à Montréal
Pour sa part, Jeanne Mance, avant de quitter l’Europe en 1641 pour aider au projet de création d’un nouveau poste de traite et de colonisation, fait la suggestion de donner un peu plus de place aux gentlemans de la Société de Montréal pour ainsi obtenir un meilleur appui pour les travaux de colonisation. Elle envoie même quelques invitations à devenir membre de la Société aux dames généreuses et aux dévotes qu’elle a connu à Paris. Elle passera l’hiver 1641-1642 à Québec en attendant le retour de la belle saison pour se diriger vers l’amont du fleuve. C’est l’année suivant la fondation de Ville-Marie que les attaques des Iroquois débuteront. Jeanne Mance se rendra en France en 1649 pour tenter de sauver la Société de Montréal dont les associés s’étaient séparés et que certains d’entres eux étaient proches de la ruine. En 1651, confinés à l’intérieur des palissades pour mieux résister aux attaques, Jeanne Mance, infirmière laïque, décidera de prendre les 22 000 livres qui lui avaient été accordés pour continuer son projet d’hôpital, ouvert depuis 1645, pour envoyer le Sieur de Maisonneuve en France pour faire venir des soldats pour protéger la colonie et des colons pour la peupler.

Le navire ayant à son bord des renforts pour la colonie, une centaine de soldats, et quelques colons et Filles du Roy, arrivera en Nouvelle-France en 1653.  C’est grâce à cette volonté de sauver la colonie que Jeanne Mance peut en être déclarer comme étant l’une des fondatrices. Sans ce navire de soldats et de colons, le poste de traite de Montréal aurait été abandonné faute de gens pour le défendre et pour l’habiter. Les attaques des Iroquois ont continué selon certaines vagues (massacre de LaChine en 1689 ou la Grande Paix de 1701), mais les «Montréalistes» n’ont jamais quitté l’île.

Musée Pointe-à-Callières, Montréal
Pour en connaître davantage sur l’histoire de la ville de Montréal, il est possible de visiter le Musée Pointe-à-Callières, qui fêtera ses 20 ans cet été. On y retrouve une exposition permanente sur la fondation de la ville avec des maquettes expliquant l'évolution de certains espaces ou quartiers selon les époques. http://pacmusee.qc.ca/fr/a-propos-de-pointe-a-calliere/musee/vingt-rendez-vous-a-pointe-a-calliere-pour-celebrer-ses-20-ans



Sources :

dimanche 6 mai 2012

Le relai de la flamme olympique


Avec la venue prochaine des Jeux olympiques d’été à Londres et avec toutes les préparations qui entourent cet événement, j’en ai profité pour faire une petite recherche sur l’origine du relai de la flamme olympique. Bien que la tradition remonte à l’époque de la Grèce Antique et de sa mythologie, je me concentrerai sur le relai de la flamme des Olympiades de l’ère moderne.

Le drapeau et la flamme
olympique
Cependant, ce n’est qu’à partir de 1928 que l’on retrouve la flamme olympique lors des cérémonies d’ouverture. L’idée aurait germé dans l’esprit des organisateurs et la présence de la flamme ferait le trait d’union entre les Jeux de l’Antiquité et les Jeux modernes. En 1932, lors de la cérémonie de fermeture des Jeux de Los Angeles, on pourra lire une citation de Pierre de Coubertin : «Que la torche olympique suive son cours à travers les âges pour le bien d’une humanité toujours plus ardente, courageuse et pure».

Cette citation restera dans l’esprit de plusieurs et l’idée d’un relai de la flamme avant le début des Jeux prendra forme avec le comité d’organisation des Jeux de Berlin de 1936. Il s’agit de Carl Diem, secrétaire général du comité, qui proposera l’idée et celle-ci sera retenue par Joseph Goebbels, alors ministre de la Propagande en Allemagne. À l’époque, la raison première de ce relai, visait à faire connaître l’Allemagne sous le Troisième Reich à toute la nation moderne. Bien que l’origine historique de cette pratique occasionne quelques controverses sur le bien fondé de ce relai, celui-ci a lieu pour chaque cérémonie d’ouverture des prochains Jeux d’été.

Cérémonie à Olympie
En ce qui concerne les Jeux d’hiver, ce n’est qu’en 1952 qu’aura lieu le premier relai de la flamme. Celui-ci se fera uniquement sur des skis grâce à 94 relayeurs qui franchiront environ 225 kilomètres.  Contrairement au relai qui a lieu lors des Jeux d’été, ce n’est qu’en 1964 que la flamme d’hiver sera allumée depuis Olympie en Grèce. La flamme est uniquement allumée par un procédé impliquant l’énergie solaire et des miroirs paraboliques. Par précaution, lors d’une journée de beau temps un peu avant la cérémonie officielle de l’allumage, une flamme est créée selon le processus traditionnel. De cette façon, la torche qui débutera le relai pourra être allumée même si le ciel est couvert.

C’est le comité d’organisation des Jeux olympiques qui choisit le thème du relai. Lui revient aussi le droit de choisir les villes et les régions qui seront traversées ainsi que le mode de transport. Avec l’ère technologique et médiatique dans lequel nous nous trouvons présentement, chaque pays hôte des Jeux rivalisent d’originalité pour le relai de la flamme. Ayant une fenêtre ouverte et les yeux du monde entier dirigés vers eux, le comité peut donc faire découvrir les plus beaux aspects du pays selon les lieux où passera la flamme olympique.

Transport sous-marin lors du relai 
pour les Jeux de Sydney en 2000
Alors qu’en 1936 (Berlin) et en 1948 (Londres), le relai de la flamme s’est fait d’une personne à l’autre sans moyen de transport autre que les jambes des relayeurs, on aura droit à plus d’originalité en 1952 (Oslo) et en 1988 (Calgary) avec le transport sur neige, soit en ski, en motoneige ou en traîneau à chiens. Pour les relais de 1968 (Mexico), 1992 (Barcelone), 2000 (Sydney) et 2006 (Turin), l’eau est à l’honneur. La flamme se promènera en gondole à Venise, traverse la Méditerranée dans une frégate, voyage au bout du bras d’un nageur dans le port de Marseille et fera même de la plongée sous-marine près de la Grande Barrière de Corail. Fait intéressant, en 1976, lors des Jeux d’été à Montréal, la flamme a été transportée via satellite entre Athènes et Ottawa. La flamme a pu être allumée grâce à un rayon laser une fois le signal reçu.

J’ai hâte de voir le thème et l’originalité du relai qui mènera aux cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Londres très prochainement !

Sources :